Observatoire de l'environnement sonore de la Métropole de Lyon

Les bruits de chantier

Le bruit c’est de l’énergie, le maîtriser engendre des économies.

POURQUOI MAÎTRISER LE BRUIT ?

Pour le confort et la sécurité du personnel et des riverains.
Pour une recherche de productivité (un nombre important de bruits de chantier est le signe d’un dysfonctionnement : ordre mal compris (cri de l’ouvrier), réservation non prévue, mauvais entretien d’une centrale à béton, des capots d’engin…)

  • Intégrer cette préoccupation en amont (appel d’offre, marché)
  • Respecter les textes réglementaires en vigueur. [1].
  • Inscrire le chantier dans un processus d’évolution et d’amélioration du quartier.

Nécessité de désigner un interlocuteur unique pour les riverains et pour les entreprises.

Assurer un lien avec les autorités compétentes en matière de Bruit (Mairie, Bureau d’hygiène, DDASS).

QUELQUES PRINCIPES

La prise en compte des bruits de chantiers n’est pas un handicap mais un atout :

  • limitation des risques de contentieux,
  • améliorations des conditions de travail,
  • rationalisation des tâches, efficacité,
  • valorisation de l’image du bâtiment terminé.

Cela demande simplement :

  • une réflexion préalable,
  • un choix raisonné des engins et techniques privilégiant les plus silencieux,
  • une prise en compte du bruit dans l’organisation du chantier (planification, horaires…),
  • un engagement des entreprises à utiliser des engins homologués et entretenus, et à préciser les phases les plus bruyantes de leurs interventions,

Une évaluation préalable de :

  • la bruyance potentielle du chantier,
  • l’état initial acoustique du quartier,
  • des risques de gêne pour les riverains.

Nécessité :

  • d’informer et de communiquer,
  • de réagir rapidement à un dysfonctionnement.

Un chantier est un ensemble de sources de bruit :

  • une puissance moyenne,
  • des émergences de bruits impulsionnels (coups de marteaux…) et de bruits séquentiels (centrale à béton…).

Mais il ne faut pas limiter une démarche qualité à la seule dimension sonore. (poussière, accessibilité…).

QUELQUES ACTIONS

  • Fondations et gros œuvre
  • Second œuvre

Diagnostic

  • Reconnaissance visuelle et sonore du site (autres sources sonores, implantation du bâti, établissements sensibles, forme du tissu urbain, habitudes des riverains).
  • Choix de techniques plus silencieuses, écrans…

Les réflexions préalables

  • Implantation des sources fixes (centrale à béton, aire de déchargement…),
  • Horaire et rythme de fonctionnement (calendrier du bruit, périodes sensibles),
  • Entretien du matériel,
  • Organisation des réservations (coordination des corps d’état),
  • Refus des bruits « anormaux » pour une meilleure acceptation des bruits « normaux ».

Communication

  • Panneau d’affichage public
  • Valorisation du projet
  • Boîte aux lettres…
  • Sensibiliser les compagnons
  • Visite du chantier pour les riverains

Désigner un interlocuteur

PHASAGES DES ACTIONS

Phasages des actions visant à réduire les nuisances acoustiques des chantiers

État initial du quartier

  • Information du public
  • Relevés acoustiques

Maîtrise du bruit

  • Choix des techniques et implantations des équipements fixes
  • Communication avec les riverains

Surveillance et traitement

  • Suivi des équipements
  • Sensibilisation des compagnons
  • Relation avec le voisinage